Invité d’honneur de cette après-midi d’étude, l’historien des sciences, Sebastian Grevsmühl (CNRS, EHESS) et auteur de La Terre vue d’en haut, l’invention de l’environnement global, (Seuil, 2014), a présenté comment s’est construite sa recherche axée sur les manières de voir la Terre depuis l’Espace extra-atmosphérique et en quoi ces images véhiculent des idéologies et des visions politiques. Inspiré des Visual Studies, sa démarche consiste à interroger les images, les métaphores qui leur sont associées pour mettre en évidence leur variabilité historique et l’influence qu’elles ont sur notre perception du monde.

Après sa présentation, trois doctorantes et doctorants ont partagé l’avancée de leur projet de recherche.
Célestine Rabouam (doctorante en géographie, Institut Français de Géopolitique, centre de recherche GEODE): « Starlink : un outil devenu incontournable dans les territoires en proie à un besoin urgent d’infrastructures de communication ? »
Dorian Groll (doctorant en Sciences de la société, Centre Maurice Halbwachs, CAK) : « L’observation de la Terre comme savoir de gouvernement européen »
Alix Burgun (doctorante en géographie, Institut de Gouvernance de l’Environnement et Développement Territorial, Université de Genève) « Gérer le climat de l’espace ? Le rôle de l’observation de la Terre dans l’Accord de Paris»



