Comment des êtres humains confinés dans des espaces clos et hostiles, issus de cultures différentes et soumis à un stress psychologique extrême, peuvent-ils non seulement survivre ensemble, mais créer de véritables communautés dans l’espace ? Comment appréhender la dimension humaine de l’exploration spatiale ?
Retour sur l’atelier jeune recherche du 24 novembre dernier qui portait sur cette question à travers la présentation de deux projets de recherche en lien avec l’axe de recherche 3 de la chaire Espace.
« Coopérer en milieu extrême : des stations antarctiques aux vols habités. La question des analogues »
Susie Pottier est post-doctorante en anthropologie au sein de la chaire Espace.
Elle a soutenu sa thèse en 2022 sur le thème « Un hivernage en Antarctique : étude du construit communautaire en milieu inhospitalier et isolé ». Avant de venir à Paris pour son post-doctorat, Susie Pottier était Adjunct Researcher à l’Université d’Australie-Occidentale (2023–2024).
Elle a récemment publié « Exchanged time in shared isolation: circulation of debt in Antarctica » (2024, Antarctic Science).
Susie Pottier travaille actuellement sur les questions de durabilité et de protection de l’environnement dans le spatial japonais.
Lors de la séance, elle a présenté la diversité des « analogues », avant d’aborder la question de la coopération en Antarctique et dans l’espace.
« La gestion interculturelle du vol habité »
Delphine Urbah est cheffe du projet de l’académie spatiale d’Ile de France.
Elle a rédigé son mémoire de master sur les enjeux géopolitiques et légaux de l’interculturalité dans le vol habité (PSL-EPHE / EHESS).
Sa présentation portait sur les pratiques rituelles dans les habitats spatiaux.





